| CISCOBLOG LE SITE D'UN GRAPHOMANE IMPENITENT ET INTERMITTENT |
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lundi Je le trouve très fort ce Felice Marini. J'irais bientôt visiter le MAC/VAL (voir le très joli compte-rendu sur blablablog)
posted by grossmann |
11/28/2005
dimanche La faim Le soir tombait, la neige poudrait de silence Le village endormi. L'heure où la nuit commence S'égrenait au clocher dressé vers les étoiles Des nuages, la lune écartait le grand voile. Tout était immobile sous les grands arbres blancs, Seul, un prisonnier qui regagnait son camp Comme honteux de troubler la nature figée, D'un pas glissant foulait la neige immaculée... Mais, dans le clair obscur des colonnes géantes Il aperçut soudain, vision saisissante, La Camarde debout sur ce décor d'ivoire Où ses orbites creuses paraissaient plus noires Près de la faux luisant d'un éclat irréel ! O Mort, s'écria-t-il si l'enfer éternel T'envoie pour enlever les méchants de la Terre Passe là ton chemin, échappé de la guerre Je t'ai souvent frôlé, tu ne m'as pas voulu Viendrais-tu me chercher quand la trêve est venue ? Non ! Je sais ta douleur et ta désespérance Et je veux de ton cœur ôter la souffrance. Je puis sur ton désir faire devant tes yeux Paraître les trésors des contes merveilleux Veux-tu couvrir ton corps d'opale et de rubis ? Veux-tu voir les palais des mille et une nuit ? Veux-tu voir à tes pieds les plus belles sultanes ? Les jardins où jamais les fleurs ne se fanent ? Veux-tu voir tes parents réunis sous la lampe ? Ta maison où déjà l'oiseau bâtit son nid ? Dis moi ce que souhaite ton cœur qui frémit... Et lui, devant ses yeux tout remplis d'espérances Tendant ses pauvres bras dans son désir immense... O Mort ! s'écria-t-il, au nom du Dieu vivant Toi qui sais tout tirer des gouffres du néant Dis moi ce qu'aujourd'hui je voudrais tant savoir... Pour combien le seau ce soir ? Robert Quelavoine, Rigelsberg, Noël 1940 posted by grossmann | 11/27/2005 samedi Pensée de la nuit N° 94 : "Alors
que les être et les choses témoignaient sans relâche de sa présence au
monde et qu'il lui semblait, jour après jour, apprécier un peu mieux
son sillage parmi eux, un homme découvre que tout ne répète plus,
désormais, que sa propre absence. Quand, et comment, cette inversion
s'est-elle opérée ? Il serait bien incapable de le dire. Certes, si
douloureux soit-il, et contre toute apparence, ce sentiment d'une perte
est peut-être la preuve d'un regard plus aigu, auquel cas il n'avait à
peu près rien vu jusque là, se dit-il. Et, à plus forte raison, comment
aurait-il pu deviner ce qu'il expérimente maintenant tous les jours :
que la beauté, alors même qu'on la touche, et déchirante comme un adieu
et qu'un visage ami est parfois plus douloureux qu'une plaie ouverte.
Cependant cette homme va, vient et se dépense sans compter." Marcel COhen, Faits. lecture courante à l'usage des grands débutants
posted by grossmann |
11/26/2005
Sereine jeunesse, 2
posted by grossmann |
11/26/2005
J'ai
longtemps eu l'idée que mon père ne nous avait, à mon frère et à moi,
transmis aucune de ses passions. Je crois bien que j'ai même du penser
qu'il n'avait jamais eu de passion, dans sa vie. Je me souvenais trop
de son goût pour la chose communisme et tout ce qui tournait autour, la
lecture de l'huma, la fête du même nom, les copains, les manifs etc.,
que nous avions fini par prendre pour exclusif. Le communisme, chez les
gens de l'âge de mon père, il a dépassé les 90 ans, était une passion
qu'on ne soupçonne absolument plus. Non seulement le communisme, mais
la politique en général, qui est maintenant pour ainsi dire affaire de
quelques professionnels et même de quelques voyous (mon père aimait
nous répéter "Si tu ne t'occupes pas de politique, c'est la politique qui s'occupera de toi"
(à cette époque, "politique" ne signifiait qu'une seule chose : lutte
des classes et lendemain qui chantaient) mais qui était encore, comme
son étymologie l'indique, la chose de tout le monde. Il disait que
"s'occuper" de politique - il n'en a jamais "fait" - était, ou devait
être, de même ordre que la nourriture l'hygiène et l'amour. Il n'y
avait que les gens de droite qui ne faisaient pas de politique. Ca ne
faisait donc pas beaucoup de gens, dans son idée, tout juste quelques
membres des "grandes familles"ou quelques valets du capitalisme plus ou
moins débiles mentaux. Et le général de Gaulle, bien entendu. Le "peuple",
comme lui, qui en faisait partie avec fierté, était forcément de
gauche, même s'il ne le savait pas. Mais nous ne lui voyions aucune
autre passion. Ou plutôt celle de la politique occultait tout. Mon père
disait de la poésie, par exemple. Il la disait fort bien. Il s'était
même produit sur une scène pendant la guerre à Lyon. Notre mère qui
n'était encore qu'une de ses copines était dans la salle. Il avait à
son répertoire une douzaines de poèmes, qu'il disait, par trois ou par
quatre, à la fin des repas. Toute la famille était très fière de ce
petit talent. Ce n'était pas de la très grande poésie, ce n'était pas
du Verlaine ou du Rimbaud. C'était de bons rimeurs inconnus qu'il avait
entendus au Stalag après qu'il eut été fait prisonnier avec tout son
régiment (Il n'était pas caporal mais on l'avait épinglé deux fois
quand il avait essayé de s'évader, il y réussira la troisième en volant
un vélo et sprintant droit devant lui. C'est sa chanson de geste, il
n'a jamais prétendu avoir été un héros, loin de là) Il avait rajouté
quelques vers de mirliton un peu lestes qui faisaient leur petit effet.
De la poésie populaire, à la limite de la chanson. Le plus connu des
auteurs s'appelait Miguel Zamacoïs
, un de ses poèmes les plus jolis était "Le ramasseur de mégots", mais
la plupart avaient été écrits par un de ses copains de captivité,
totalement autodidacte, qui s'appelait Robert Quelavoine, son copain
Quelavoine. C'était des thèmes de guerre, des visions brumeuses et
grises, sur les camps de prisonniers, leur vie quotidienne, la faim, le
froid. "Pour Combien le seau ce soir ?"... Il fermait les yeux à
demi, laissait le silence s'installer, un sourire lèvres fermées sur le
visage, un tout petit claquement de langue, comme quand on déguste du
vin, une lente et calme inspiration, satisfait de son auditoire
attentif. Sa voix était claire et posée toujours, il déclamait plutôt,
mais sans emphase, avec des chuintements étudiés et des silences
appropriés. Toute une technique. Il nous charmait, modestes sous les
applaudissements. Nous étions aux anges. Nous avions appris deux ou
trois de ses poèmes inédits pour les compositions de récitations où là
nous faisions carrément sensations devant les profs de Français.
Premiers à tout les coups. Indélogeables. Modestes sous les lauriers.
Notre fond de commerce. Ma mère et lui étaient des fanas du TNP. Ils
ont vu tous les spectacles de Jean Vilar et même Gérard Philippe dans
"Le cid" qui a fait on ne peut pas imaginer quel tabac, à cette époque.
On ne peut plus imaginer : Corneille, un auteur populaire. Comme je
vous le dis. Quand nous avons été assez grand ils nous ont emmenés nous
aussi voir le TNP qui était dirigé par Georges Wilson, le papa de
Lambert, qui avait été l'assistant de Vilar, nous avons nous aussi
descendu les marches monumentales au milieu de la foule et au son des
trompettes solennelles, pénétré dans la salle magnifique du Palais de
Chaillot, ouverte sur l'immensité d'une scène sans rideau, nous avons
nous aussi frémi à l'entrée de maître Puntila ou de la bonne âme du Se
Tchuan. C'était un vrai champion de Ping-Pong. Champion de Seine et
Oise 1936. Il nous avait transmis ce virus là aussi (comment ai-je pu
l'oublier !) mon frère et moi, lui plus que moi devînmes d'assez bon
pongistes à qui leur père mettait quand même 21 - 10 ou 12 jusqu'à la
cinquantaine dépassée. A Villeneuve Saint Georges, il avait joué au
Tennis, qui était beaucoup moins un sport de riches qu'on croyait, il
avait été voir un match de Cochet qui avait remonté trois sets à je ne
sais plus quel américain en coupe Davis. Il se souvient de la pluie de
canotiers qui s'était abattue sur le court au moment de l'égalisation.
Il a toujours eu bon coup de raquette mais son service est toujours
resté son point faible. Ila appris le ski à plus de quarante ans, bien
avant la flèche d'argent de mon frère, et a skié à plus de soixante
dix. Sur beaucoup de points, il a été notre référence. J'ai déjà parlé
de sa soif d'apprendre, lui qui n'avait que le certificat, de son
admiration pour le savoir. Il était fasciné par la technique, mais pas
du tout technicien. Il s'émerveillait. Avait une foi absolue dans le
progrès de l'humanité. A la fin des années cinquante, il avait acheté
une camera huit millimètres
et filmé pratiquement toutes nos vacances, les sorties dans les bois au
début du printemps, la construction de sa maison de campagne, la grande
affaire de sa vie, à V., et les chutes de skis joyeuses aux sports
d'hiver. Ses panoramiques ont toujours donnés le tournis et la vitesse
de son montage à la prise de vue toujours été trop rapide, malgré ses
efforts. C'est que la pellicule coûtait cher. Il fallait mettre le
maximum sur les bobines de trois minutes. Nous adorions les projections
du dimanche après midi
sur l'écran déroulé entre le salon et la chambre à coucher des parents.
Nous servions d'assistants projectionnistes et de réparateurs de
bobines. "Lumière, lumière !" Mais nous étions devenus des virtuoses de
la colleuse découpeuse à toute allure et à la lampe de poche pendant
que notre mère faisait passer les jus de fruit sans même rallumer.
Petit à petit, en grandissant, je passai directeur de la photographie,
et c'est en toute confiance qu'il me prêta la caméra pour une
superproduction au moins hollywoodienne sur la Patrie du Socialisme. Et
pour l'heure, donc, le train arrivait en gare de Moscou, sa capitale. vendredi Pensée de la nuit N° 93 : "Le
cri, la voix participent de la nature de la semence. Laisser dit, plus
que laisser écrit incite la mémoire des autres à perserver." Erri de luca, "En haut à gauche"
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11/25/2005
dimanche Douze, 3 Deux
pièces cuisine salle de bain placard. La cuisine est laquée rouge sang
de boeuf. Le plafond aussi. Le couloir et l'appartement forment un "T".
A gauche, les deux pièces en enfilade, avec la chambre au bout. A
droite, la cuisine. Le couloir est aussi une pièce commune. Ils y ont
installé le piano et une bibliothèque. Il faut quand même se faufiler.
Les fenêtres du palier et du couloir donnent sur la même cour. Il n'y a
pas de rideaux, on peut voir à l'intérieur jusqu'à la salle de bain qui
occupe le milieu de la barre du "T". Un jour où ils sont enfermés
dehors G., pour leur ouvrir, passe de la fenêtre du palier à celle du
couloir qui était restée entrouverte à hauteur de cinq étages en un
seul très beau geste de varapeur.
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11/20/2005
jeudi Projet de roman fleuve perdu dans les marais, 1
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11/17/2005
Depuis qu'il s'est reveillé, il fixe les quatre chiffres luminescents qui semblent se déplacer dans le noir de la chambre. Dans le temps, il avait une vue perçante. Même encore maintenant, du lit, allongé sur le dos, il peut lire l'heure sur le cadran à l'autre bout de la pièce. C'est un de ces nouveaux tourne-disques qui ressemblent à des stations orbitales. Les deux points verticaux qui clignotent entre le 02 et le 37 battent plus lentement que son coeur. Le reste de la chambre, ou plutôt du bureau qui lui sert de chambre, est plongé dans un noir sidéral. C'est comme cela toutes les nuits. Pas un bruit. Il sent des mouvements dans son abdomen. Il a faim. Une faim de loup, à vrai dire. Il mangerait sur l'heure tout un immeuble. Cette faim l'étonne, lui qui ressemble maintenant tant à un oiseau déplumé. Il mange, il dévore, il engloutit les aliments et pourtant rien ne fait corps. A deux heures trente huit du matin il se sent parfaitement éveillé, les sens aiguisés. Parfois il se réveille plus tôt, vers minuit. Il se rendort toujours vers les cinq heures. Depuis quelques temps, il voit rarement la lumière. Il en se souvient plus très bien de la couleur du jour, mais cela ne le chagrine pas. Il a un peu de peine à se redresser. Tou le dos lui fait mal. Mais une fois que c'est fait, il peut faire jouer presque sans douleur toutes ses articulations. Il s'asseoit contre son oreiller et écoute le silence tout en continuant de fixer les quatre chiffres bleus. La nuit lui parle. Une rumeur continue roule au loin. Mais il est plus attentif à ses voix intérieures. Il attend encore pour allumer la lampe de chevet. Dans la pièce voisine, Hanna, la garde-malade (pourquoi "garde" et pourquoi "malade" ?) ne veille pas. Elle dort, calée dans le Voltaire qu'elle lui emprunte tous les soirs en arrivant. Il se sent bien. Sans cette satanée tendance à trop dormir - combien de temps dort-il par jour ? 17 ou 18 heures ?- il se sentirait très bien. Il pense que cela fait au moins vingt ans qu'il ne s'est pas senti aussi bien. Il se sent léger comme l'air, léger comme une volute de fumée. Il pense aussi qu'il devrait être mort. Comment ne pas penser à la mort à 113 ans ? Il y pense toutes les nuits au sortir des limbes. Il pense que petit à petit - mais à quelle vitesse ? - ses périodes de veilles rétréciront jusqu'à ne plus permettre à une pensée même simple de se formuler jusqu'au bout, et qu'il ne se reveillera plus, les nuits succèdant aux nuits jusqu'à la fin des temps. Alors on tirera le rideau. Il éprouve la faiblesse de ses muscles et la raideur de ses articulations. Il y a encore dix ans, tout cela lui faisait très mal. Le moindre mouvement provoquait en lui une série infinie de douleurs en chaînes pareille aux vagues par grand vent. Maintenant plus rien. Mais il ne bouge plus beaucoup. Il se déplace un peu dans la chambre, un peu moins dans l'appartement, qui est grand. Il explore les couloirs la nuit, observe les raies de lumière sous les portes, écoute la musique ou les voix de la télé (Depuis quand n'en a-t-il pas fait complètement le tour ? Il aime imaginer tomber, au hasard de ses explorations, en dans une chambre sans frapper, sur une jeune fille, une de ses descendantes, lisant dans son lit et levant sur lui des yeux étonnés. Mais il ne le fait pas. Il n'entre jamais sans frapper. Ses petits enfants, des personnes âgées déjà, ont bien leur propres soucis, il sait ce que c'est, et puis ses arrières petits enfants et toute sa famille se sont depuis deux génération égayés dans des pièces dont il n'a plus tout à fait le souvenir). Quand au dehors, les promenades à petits pas, c'est une ou deux fois par an, moins maintenant, peut-être. A quoi bon ? tout a tellement changé. Il ne reconnaîtrait même plus le coin de sa rue. Et puis sortir à deux heures et demie du matin, quel intérêt ? Il attend donc qu'Hanna se reveille et lui apporte son déjeuner. Il a envie de gratin daufinois bien gratiné dans un grand plat très chaud. Il se brûlerait le palais. Il croise les doigts sur son estomac qui fait des bonds (il aime sentir ses organes bouger et ne peut retenir le filet de salive qui s'insinue entre ses lèvres). (On dira qu'il est né vers 1892. Il aura 113 ans. Il sera dans une forme physique et intellectuelle hors du commun. . Il se plongera dans ses souvenirs, entre les bras du passé. Ce sera un passé plein et des souvenirs précis. Il aura connu des centaines d'hommes et de femmes, il aura été témoin de presque tous les évènements qui ont marqué le monde. Il n'aura été ni un homme politique, ni un ambassadeur ni un haut fonctionnaire, encore moins un espion ni un grand reporter. Il aurait eu ce qu'on peut appeler une chance incroyable. Etre toujours là au bon moment avec la bonne personne. Magnifiquement doué pour les confidences, magicien des relations humaines. Il n'aura laissé absolument aucune trace dans l'histoire. Aucun homme ou femme célèbre ne l'aura mentionné dans ses mémoires, aucun biographe ne lui aura prêté attention. Il parlera plus d'une dizaine de langues dont plusieurs d'Europe centrale, etc. ) lundi Pensée de la nuit N° 92 "(é)cri(re) l'imite la casse du cri", Mathias Lair, Inzeste
posted by grossmann |
11/14/2005
dimanche Avant première. Le désordre nouveau est arrivé. Il y a décidément du Christian Boltanski
chez Philippe de Jonckheere ! "C'est ce qui m'a fait" disait Sartre
dans "Les Mots". Il y a aussi assez d'acharnement en lui pour le dire.
Chapeau.
posted by grossmann |
11/13/2005
samedi Un Haiku par bain, 26
posted by grossmann |
11/12/2005
Un instant, fracas : Newton attaque Archimède. Et puis rien. Je flotte. vendredi posted by grossmann | 11/11/2005 jeudi "Trois
jours avec ma mère" est un bon petit roman qui ne mérite pas de
distinction particulière. Mais "Salomé" ne pouvait décidément pas être
primé vu qu'il était écrit depuis plus de trente ans. Le fond de tiroir
est bien meilleur que l'angoisse de la page blanche en abyme. J'ai
beaucoup aimé "Salome" malgré - à cause - de ses tics
perisoixanhuitards. C'était comme un réactivation (ce mot laid fait
partie du vocabulaire médical) de mes enthousiasmes pour "Le Pitre", l'ex-premier roman désopilant de François Weyergans (dont je lis systématiquement tous
les livres, ce qui ne fait au fond que 10, en pratiquement toute une
vie de lecteur) Mais qu'attend-t-on pour le rééditer en poche ? Mon
exemplaire original a semble-t-il été perdu dans un déménagement (ou
dans un autodafé avec plein d'autres - oui dans un autodafe, un vrai
feu, pas purificateur du tout, j'en parlerai peut-être un jour, c'est
la plus grande honte de ma vie, ce ne sera pas si facile) Ce n'est pas
que je tienne François Weyergans (Weyergraf, comme il se nomme lui
même) pour un génie littéraire, mais je trouve qu'il représente, assez
parfaitement, avec tous ses défauts et même ceux de ses qualités, les
hommes de ma génération en particulier - j'ai eu moi aussi mon Grand
Vizir, je ne m'en plains pas plus que François - et les graphomanes en
général. Les jeunes, eux, le trouvent insignifiant. C'est pour cela
qu'il a droit à toute mon affection. (
la rubrique "j'ai lu" est en panne depuis deux mois, je caresse parfois
l'idée impérative de la mettre à jour, un de ces jours...)
posted by grossmann |
11/10/2005
dimanche J'entre
à l'aéroport de Juvisy. Je prends un billet pour le Costa Rica. L'avion
arrive immédiatement. Dans l'image suivante, je suis au Costa Rica.
C'est jour de match. Tout le monde est au stade. C'est complètement
désert. Pas âme qui vive. la ville s'arrête net sur un paysage d'une
beauté incroyable. Quelle campagne ! De vertes pelouses, un grand étang
calme sur lequel on donne un cours de chasse au canard. on fait
s'agiter sur l'eau des appâts en plastique avec un jeu compliqués de
ficelles et de poulies suspendues au-dessus de l'eau. C'est toute une
technique. Je contemple tout cela d'une petite colline. La perspective
est sublime. Mon regard opère un panoramique de droite à gauche. Un
fleuve dont les méandres luisent sous les éclats du soleil serpente
dans une verte vallée à perte de vue. Au fond, des sommets enneigés
vertigineux dans une lumière de fin d'après midi. Zoom in sur les
sommets, puis zoom out. Je m'aperçois que la colline qui me sert
d'observatoire et elle aussi enneigée. C'est de la neige lourde de
printemps, de couleur un peu terreuse. Mon regard continue le pano vers
la gauche. Un grand bloc de montagne se détache sans bruit juste en
contre bas, en avant de la colline. tout un pan du paysage s'effondre
et s'engloutit sans bruit, puis toute l'image se met à fondre. Je me
reveille. Ce n'est pas du tout un cauchemar.
posted by grossmann |
11/06/2005
vendredi Un petit tour chez le monstre ?
posted by grossmann |
11/04/2005
Incroyable mais vrai. Voici un lien
surréaliste pour apprendre à votre grand mère, même plutôt votre
arrière grand mère ou autre Jacques Chirac, les joies du double
cliquage, du mulot, et des usages basiques de l'ordinateur. Beware !
uniquement pour les grands mères anglophones ! Mais même si vous n'êtes
pas grand mère, rien que l'accent de la jolie demoiselle devrait vous
séduire. J'ai moi même suivi le tutoriel jusqu'au bout ! On dirait
qu'elle parle anglais juste pour que vous puissiez la conprendre, vous
tout seul. Kitsch en diable, incroyablement bien fait et so british. Un
monument d' humour anglais, même si c'est un peu long à télécharger ! (via mes lubies)
posted by grossmann |
11/04/2005
mardi Pensée de la nuit N° 91 : "Parmi nos articles de quincaillerie nous recommandons notre robinet qui s'arrête de goutter quand on ne l'écoute pas" (Marcel Duchamp)
posted by grossmann |
11/01/2005
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