| CISCOBLOG « Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou.» B.Pascal |
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samedi Un Haïku par bain, 39 Je ne pense à rien, Une main sous le menton, L'autre sur mes couilles. posted by grossmann | 12/23/2006 vendredi On
aime tous les "Best of", ces rinces-mémoires à trois sous qu'on voit
fleurir partout en cette saison. A quand les "Best of des best of "? En
tout cas, en voici un (quoique contestable) qui me plaît bien, à moi.
posted by grossmann |
12/22/2006
"Regarde les parkings se vider" ou un photo toutes les dix secondes. A "Dayly dose" production ! (en Flash) posted by grossmann | 12/22/2006 dimanche ![]() Des après midi entières à flemmarder en contemplant le monde flottant de Shôtei... posted by grossmann | 12/17/2006 jeudi Il
y a de formidables coïncidences. Je ne fumais plus déjà depuis
longtemps. Je me suis pris pour un véritable habitué de chez Trellis et
j'ai cru que je retournerai à Roosevelt Island tous les ans - je
demandai récemment, le coeur serré, à mon vieux cousin Georgie, en
visite à Paris, si "Trellis" existait encore - Merci, Mnémoglyphes. Pensée de la nuit N°111 : "J'avais
aussi pensé, lorsque j'ai commencé ce livre il y a trois ans, alors que
je fumais encore mais surtout qu'il était encore légal de fumer dans
certains lieux d'exception à New York, intégrer dans la structure en
douze parties de ce livre la description de douze de ces lieux
qu'auréolait une émanation de prestige, de secret, comme, j'imagine, au
temps de la prohibition certains bars clandestins. Je n'ai conservé ici
que des lambeaux de ce guide marginal, New York for Smokers, que nous
avions envisagé d'établir, mon amie Dore Ashton & moi, comme un
vade-mecum destiné en premier lieu aux touristes européens sidérés
& effarés – ré ré – de devenir du jour au lendemain pestiférés –
que de rés – en mettant le pied sur le sol américain dans ce grand port
libre & polyglotte qu'ils avaient espéré – encore un – moins prude
& moins correct, guide dont les notes laissées en jachère ne sont
plus pour moi désormais que l'image d'une ville disparue, archivée,
préservée dans ma mémoire, champ de fouille dont voici un échantillon
qui concernait mon île, devenue dans ma condition une sorte d'ombilic
du monde : «Roosevelt Island. Il est possible de fumer au
café-restaurant Trellis, sur Main Street. Possède une zone ensoleillée
de cinq tables, à gauche du bar, sous la fausse treille en
contre-plaqué d'où l'établissement tire son nom, sur laquelle s'enroule
un lierre en plastique – décoration kitsh de l'Amérique profonde –,
espace où se regroupent dès le matin les quelques irréductibles îliens
habitués du café qui fument encore.»" (Jean-Yves Jeannet, "Voyager
léger") Trouille J'ai
décidé au dernier moment de ne pas basculer vers la nouvelle version
béta de Blogger de peur de perdre tout mon template (mon modèle) à
cause de leur terrifiante troisième clause du "non retour en arrière".
Combien de temps pourrai-je tenir ? Vont-ils supprimer progressivement
tous les anciens templates ? Quelqu'un peut-il me rassurer par ici ?
(Que ceux qui n'ont jamais tremblé devant les mystères de la technique
- nous sommes vraiment peu de chose - me jettent la première pierre.
Les autres peuvent sauter la lecture de cette entrée)
posted by grossmann |
12/14/2006
vendredi ![]() De merveilleux trésors de simplicité chez Chema Madoz (via lunettes rouges)
posted by grossmann |
12/08/2006
samedi Douze, 8
posted by grossmann |
12/02/2006
Au numéro un de la rue, outre Roy Adzack, habitait le rédacteur en chef du "Quatorzième Village". Le titre résume à lui seul l'air de ce temps là. C'était un bijou de feuille de chou de quatre pages (une grande feuille au format A3 pliée en deux et imprimée recto verso) imprimée dans un encre de couleur différente à chaque numéro, mais souvent sépia. C'était un mensuel irrégulomadaire mais pas trop, entièrement composé à la main et ligne à ligne dans l'appartement même du directeur artistique, roi du "drapeau et du "fond perdu", ancien d'"Actuel", mais très jeune encore, qui habitait à trois numéros dans la rue, le plus souvent en une seule nuit d'ivresse (je ne dis pas à quoi mais aussi au Saumur-Champigny) jusqu'au petit matin du jour de l'impression aux "Imprimeur Libres", dans le lointain douzième, à Montgallet, pas encore colonisé par les ordinateurs et les chinois, et broché je ne sais plus où (qui n'a jamais vu le ballet d'une plieuse-brocheuse n'a rien vu). Le rédacteur en chef, Bonaparte sous lequel perçait déjà le Napoléon d'aujourd'hui, chérissait secrètement le humprey Bogart de "Bas les Masques" de Richard Brook. Il habitait au "Un" mais avait ses amours au "Douze", à deux cent mètres. Il menait au gant de velours une équipe de joyeux zinzins et de fidèles groupies, habitants du Douze sinon îlotes du pâté de maison (cf "Douze, 1") comprenant deux futures stars de la presse et de la télévision (mais qui l'eut dit à cette époque) aux prénoms identiques. Le tirage dépassait fièrement les mille exemplaires et les abonnements, dans les bonnes années, la centaine. Il était vendu non pas porte à porte mais presque, par le rédacteur en chef en personne et la secrétaire de rédaction future mère de ses enfants. Il y gagnèrent beaucoup de fatigue et un grand succès d'estime. Beaucoup plus tard, c'est à dire de nos jours, et c'est une autre histoire, le rédacteur en chef dépassa le statut de son héros même dans un grand quotidien du soir, comme on dit. |
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